
OÙ TROUVER LES INFORMATIONS MÉTÉOROLOGIQUES ?
BULLETIN MÉTÉO DE LA STATION :
Chaque jour, vous pouvez consulter le bulletin météorologique du jour et du lendemain sous format papier affiché dans différents lieux . Office de tourisme, Billetterie pour votre forfait , locaux de la radio locale, Mairie, ...
BULLETIN MÉTÉO SUR L’APPLICATION MOBILE DE LA STATION :
De nombreuses stations de ski vous proposent de télécharger sur votre mobile l’application de la station de ski où vous vous trouvez .
En ouvrant l’application, vous pouvez consulter le bulletin météorologique du jour et du lendemain voir de la semaine .
BULLETIN MÉTÉO SUR LES CHAINES TV :
De nombreuses chaînes de télévision vous informent du bulletin météorologique du jour et des tendances à venir comme sur TF1, France Télévisions, ... à des horaires précis de diffusion .
BULLETIN MÉTÉO DANS LE JOURNAL :
De nombreuses chaînes de télévision vous informent du bulletin météorologique du jour et des tendances à venir comme sur TF1, France Télévisions, ... à des horaires précis de diffusion .
BULLETIN MÉTÉO SUR INTERNET :
De nombreuses sites internet vous informent du bulletin météorologique du jour et des tendances à venir indiquant fréquemment la hauteur de neige, l’indice UV, les précipitations et le volume des précipitations, l’orientation du vent

LES WEBCAMS :
La visualisation des pistes que le pratiquant souhaite emprunter par webcam est un outil en temps réel.
Les webcams permettent d’avoir une vue périphérique du domaine, de voir les conditions météorologiques, l’état de la neige et des pistes et la fréquentation par les autres pratiquants .
Certains domaines possèdent différentes webcams à différentes altitudes de la station, cela permet une analyse plus globale .

Sûr, certain, 100% ne font pas partie du vocabulaire de la météorologie .
CONNAÎTRE LA MÉTÉO
REGROUPER DIFFÉRENTES SOURCES D’INFORMATIONS :
La météorologie est une science .
En revanche et notamment en montagne, le changement brutal est fréquent . Multiplier les sources d’informations météorologiques permet de « connaître » d’avantages la situation de la journée afin de pouvoir décider de sa sortie ou non et d’adapter son matériel et son équipement .
REGARDER SON ENVIRONNEMENT :
En situation, il est très important de regarder son environnement afin d’anticiper une mise à l’abri ou d’être en bas des pistes en sécurité .
Un changement des conditions météorologiques peut se voir par différents points :
- Changement de l’état du ciel
- Brouillard soudain
- Baisse de la température
- Fréquentation moins importante sur les pistes - Fermeture de télécabine
- Fermeture de pistes
- Par visionnaire des webcams du domaine
L’apparition de ces situations doit inciter le pratiquant à envisager l’arrêt de sa pratique .
Le personnel des stations tel que les pisteurs, les moniteurs, le personnel des remontées mécaniques peut également vous renseigner sur un changement de météorologie .
ANTICYCLONES, DÉPRESSIONS, CONSÉQUENCES :
A la surface de la terre circulent des masses d'air froid et des masses d'air chaud. L'air froid, plus dense, est plus lourd que l'air chaud. L'air froid descend, quand l'air chaud monte.
Un anticyclone une zone de haute pression. Le vent tourne autour du cœur de cet anticyclone dans le sens des aiguilles d'une montre dans l'hémisphère Nord et dans le sens inverse à celui des aiguilles d'une montre dans l'hémisphère Sud.
Une dépression est une zone de basse pression. Le vent tourne autour du cœur d'une dépression dans le sens inverse des aiguilles d'une montre dans l'hémisphère Nord et dans le sens des aiguilles d'une montre dans l'hémisphère Sud.
L’anticyclone est synonyme de beau temps .
La pression est forte. Il fonctionne comme un ballon plein que l'on dégonfle : de l'air s'échappe par les côtés. Il est remplacé par de l'air provenant des couches supérieures de l'atmosphère. En descendant, l'air se réchauffe et s’assèche.
Les pressions y sont supérieures à 1013 hectopascals
L’hiver, l'anticyclone peut amener un temps sec et froid.
Le rayonnement du soleil peine à réchauffer les basses couches, des masses d'air froid peuvent s'y engouffrer.
L'anticyclone peut également engendrer du brouillard ou des nuages bas : le sol se refroidit lors des nuits anticycloniques en l'absence de couverture nuageuse, l'air froid, plaqué au sol par les hautes pressions sous l'air plus chaud qui le surplombe, peut engendrer de la condensation.
La dépression est synonyme de mauvais temps
La pression est plus faible, elle aura tendance à aspirer les masses d'air ambiantes comme un ballon où l'on aurait fait le vide. L'air s'y engouffre, et s'échappe vers le haut. Il se refroidit lors de sa montée. La vapeur d'eau qu'il contient finit par se condenser et former des nuages.
Les pressions y sont inférieures à 1013 hectopascals

Une baisse importante et rapide de la pression lue sur un baromètre est indicateur d’une dégradation des conditions météorologiques
PHÉNOMÈNES NEIGEUX
À l’origine, la formation des nuages
Les chutes de neige sont le fruit d’un processus complexe qui débute lors de la formation de nuages. Ces derniers se forment quand l’air humide monte et se refroidit. Ce phénomène météo engendre la condensation de la vapeur d’eau et donc la création de petites particules dans les nuages. En fonction de l’altitude et de la température, ces particules sont des gouttelettes d’eau qui peuvent se transformer en cristaux de glace. Ce phénomène de cristallisation des gouttelettes d’eau est possible à des altitudes élevées et quand la température est suffisamment basse.
Les chutes de neige se produisent donc quand la température de l’air est assez basse pour que la vapeur d’eau se condense et forme des cristaux de glace.
Plus les cristaux de glace se rencontrent à l’intérieur du nuage, plus ils se développent en taille et en nombre. Puis vient le phénomène de l’agrégation où les cristaux se rassemblent et forment des flocons de neige plus importants. Quand ces derniers sont suffisamment gros et lourds, avec l’influence de la gravité, ils tombent du nuage vers le sol et provoquent des chutes de neige. Les flocons peuvent fondre s’ils traversent des couches d’air plus chaudes, sinon ils tombent au sol pour former un tapis blanc.
5 Facteurs essentiels à la formation de la neige :
- La température de l’air, basse inférieur à 0 degrés .
- L’humidité de l’air importante
- L’altitude et la montagne, zones plus froide et créant plus de nuages et de condensation
- Les mouvements atmosphériques, elles se rencontrent et créent de la condensation .
- L’instabilité atmosphérique, elle créée des mouvements verticaux rapide de l’air qui amène des précipitations plus intenses .

LES DIFFÉRENTES STRATES DE NEIGE
L'accumulation de la neige au niveau du sol, par chutes de neige ou transportée par le vent, produit le manteau neigeux.
Il est constitué de strates d'épaisseurs et de qualité de neige très variables, selon les conditions météorologiques de chaque hiver, selon l'altitude et l'exposition au soleil. Dans chaque strate, les cristaux évoluent, se transforment plus ou moins rapidement : ce sont les métamorphoses de la neige.
FORMATION RELIEF NEIGEUX
L’action du vent modifie les caractéristiques initiales de la neige
Le vent accélère les échanges thermiques, érode, transporte, accumule, dépose et a un pouvoir de refroidissement.
Le vent brise les cristaux en les roulant et les transforme en grains fins.
La neige se tasse et devient plus lourde (200 à 300 kg/m3). La neige transportée par le vent acquiert une cohésion de frittage. La couche compacte ainsi formée est très peu plastique: on la nomme plaque à vent.

La plaque au vent : plaque de compression due à la poussée du vent
La plaque sous le vent : très mal ancrée à la sous-couche, sous laquelle subsiste un véritable coussin d’air.
La neige joue un rôle climatique important du fait de son albédo et de sa place dans le cycle de l'eau.
L’albédo est le pouvoir réfléchissant d'une surface, facteur essentiel du climat
Les causes de départ :
Évolution interne du manteau neigeux : avalanche spontanée due à la perte de cohésion.
Surcharge "non humaine » : avalanche spontanée (qui part toute seule, sans intervention de l’homme).
Surcharge d'origine humaine volontaire (déclenchement à l’explosif) : avalanche artificielle.
Surcharge d'origine humaine involontaire : avalanche accidentelle.
Les différents types d’avalanche :
Avalanche de neige humide ou de neige sèche.
Avalanche de neige avec cohésion (= avalanche de plaque) ou sans cohésion (= avalanche à départ ponctuel).
L’avalanche glisse sur une couche de neige sous-jacente : avalanche de surface.
L’avalanche entraîne la totalité du manteau neigeux : avalanche de fond.
Les différents type d’écoulement :
Avalanche de neige coulante (ou neige dense) : l'écoulement se fait en restant en contact avec le terrain, comme une lave, en suivant la ligne de plus grande pente ;
Avalanche en aérosol : l'écoulement se fait en présence d'un nuage de neige qui peut parfois mesurer plusieurs dizaines de mètres de haut et qui s'écoule selon une trajectoire quasi- rectiligne, de façon presque indépendante du terrain.
Les typologies basées sur le mode d’écoulement :
L’avalanche dense est un écoulement de neige se déplaçant à la surface du sol en empruntant les dépressions du relief (couloirs, ravins, talwegs) ou les lignes de plus grande pente dans les versants.
Elle a une vitesse inférieure à 80 km/h .
Elle a un effet destructeur dû aux poussées développées par la masse de neige
dense sur les obstacles (plusieurs centaines de kilo pascals (dizaines de tonnes/m2)
L’avalanche de fonte est un cas particulier de l’avalanche dense.
L’avalanche en aérosol est un écoulement très rapide ( la vitesse peut atteindre 400 km/h). Elle forme un nuage résultant du mélange de l’air et des particules de neige.
Elle a une faible densité qui lui permet de s’affranchir du relief au point de remonter une pente.
L’effet destructeur est dû à un important effet de souffle, consécutif à la très forte pression développée au front de l’avalanche.
Elle se forme dans des conditions de neige fraîche, sèche, très peu dense .
Son départ est observé sur des pentes de 35° minimum par une perte de cohésion de feutrage.
En quelques dizaines de mètres, elle forme un aérosol ou rouleau de turbulence soulevant la neige (nuage neige-air).
La hauteur de l’aérosol peut être de quelques dizaines de mètres à 400 m de haut

La classification du risque d’avalanche :

La classification du risque d’avalanche est de 1 à 5 du moins risqué au plus risqué !
La classification 5 est rarissime .
Le soleil est l’allié des sports d’hiver mais il peut être agressif . Il faut néanmoins s’en protéger !
La peau du visage et les yeux peuvent être très exposés, il est donc nécessaire de connaître les risques et et les précautions à prendre .
Le taux de réfléchissement du soleil en montagne augmente de 4% tous les 300 mètres .
LES RISQUES POUR LA PEAU :
Brûlure de la peau ( « Coup de soleil important ») est causée par une exposition excessive aux UV sans protection solaire . Elle entraine une rougeur de la peau et varie en fonction de sa gravité et peut entrainer des cloques, de la fièvre et de douleur .
Elle doit être traité de manière symptomatique ( pommade cicatrisante ).
Risque de vieillissement prématuré de la peau ( photovieillissement ) est provoqué par des expositions répétés au soleil sans protection solaire et dépend du taux individuel de mélanine . Elle est responsable de rides fines et profondes, d’une pigmentation irrégulière et des tâches ( lentigines ) .
Cancer de la peau est provoqué par une atteinte profonde et irréversible des cellules cutanées . Les signes qui doivent alerter sont un grain de beauté différent,
Apparition d’une nouvelle tâche brune sur la peau (cas le plus fréquent) ou un grain de beauté qui change d’aspect rapidement (dans sa forme, sa taille, sa couleur ou son épaisseur
LES RISQUES POUR LES YEUX :
Ophtalmie des neiges ( yeux rouges ) ou kérato-conjonctivite est une atteinte oculaire correspondant à une inflammation de la conjonctive et de la cornée de l’oeil .
Elle provoque des douleurs oculaires, une photophobie, des larmoiements, des sensations de gêne ,...
Elle doit être traité de manière symptomatique ( collyre, pommade ophtalmique cicatrisante ).
LA PRÉVENTION POUR LA PEAU :
La crème solaire à indice de protection solaire haute ( indice 50 ) à utiliser et à répartir uniformément sur la zone à protéger avant l’exposition et à renouveler toutes les 3 à 4 heures . ( 2 heures en cas de transpiration importante ) à associer à un stick à lèvre à indice de protection solaire haute
Se protéger du soleil ( se mettre à l’ombre ) dès les premières sensations de surexposition au soleil .
LA PRÉVENTION POUR LES YEUX :
Le masque de ski protège les yeux de manière confortable et enveloppante . Il doit
porter la marque CE .
Les lunette de type glacier permet d'évoluer dans des conditions extrêmes.Elles sont dotées de coques latérales amovibles afin de lutter contre la luminosité intense.Elle possède un verre à haut niveau de protection, couvrante, ne laissant passer aucun rayonnement.
Les lunette de soleil doivent avoir a minima un indice de protection U.V 3 / 4 .
En revanche, elle ne protége pas des rayonnements par réverbération .
L'indice de protection doit être adapté à la fois à votre pratique, au terrain, et surtout à la luminosité du jour en question. Sachez que quelle que soit la catégorie choisie, les masques protègent tous à 100 % vos yeux des UV.
En montagne, le vent est souvent sujet à de brusques changements de direction et de force . Il sera d’autant plus dangereux s’il est associé à un autre phénomène comme le froid ou la neige.
L’action du vent pendant ou après une chute de neige est à l’origine d’accumulations comme les plaques à vent, les corniches et les congères, et elle augmente les risques d’avalanche et amène à une répartition inégale de la neige .
Refroidissement ( hypothermie ) par l’action du vent .
Le vent peut amener à une évaporation au niveau de la peau et associé à une perte calorique lié à une pratique sportive peut refroidir de manière significative la température corporelle .
Brûlure par l’action du vent . Le vent peut amener une irritation de la peau au niveau des oreilles, du visage, du cou et des yeux .
Couvrir les zones exposés par un équipement adapté permet de réduire l’impact du vent sur le corps .
Le Foehn se produit partout où des vents forts balayent les chaînes de montagnes. L'un de ses principaux effets est qu'il apporte des courants descendants chauds et surtout secs sur les versants sous le vent, avec des vents atteignant souvent la force d’une tempête .

VÉRIFIER LES CONDITIONS MÉTÉOROLOGIQUES permet d’anticiper, de s’adapter et de choisir le temps de sa sortie et l’endroit de sa sortie .
CONNAÎTRE SON NIVEAU permet de réduire le risque de mauvaises pistes, de chutes et d’accidents . Il s’agit là de connaître son niveau technique ( débutant, intermédiaire, confirmé ), de connaître son niveau physique du jour ( syndrome du 2eme jour ) et de non niveau psychologique ( stress par exemple )
CHOISIR SON ITINÉRAIRE permet de connaître le niveau des pistes lors de la pratique, d’éviter d’être dans une potentielle situation dangereuse ( pistes non adaptés, pistes fermées, horaire de fermeture des remontées mécanique, ... ) et de pouvoir facilement adapter un itinéraire de repli en cas de mauvaises météorologies , de fatigue ou de blessures .
CHOISIR ET ADAPTER SON MATÉRIEL permet de partir avec l’équipement adéquat sans se surcharger et de pouvoir faire face aux différentes situations .
PRÉVENIR UN PROCHE permet d’avoir une pratique sereine, sans stress . Lors d’un changement d’itinéraire, il est impératif de prévenir le proche du changement .
VALIDER SA SORTIE .